mardi 14 avril 2026

ÊTRE EXCLU… C’EST EXCLU !

L’exclusion. La fausse bonne idée. La résolution aveugle d’un conflit. Elle ajoute du vitriol à la plaie. Elle semble apaiser les cœurs, mais elle porte un masque qui cache sa cruauté. Elle se réjouit de sa réussite en ignorant l’avenir assuré de son échec.
Elle a été le fait des régimes totalitaires d’antan… qu’ils soit ecclésiastiques ou politiques. On la voudrait d’un autre temps. Mais hélas, pas besoin d’être si grand ou institutionnalisé pour l’abriter. Elle peut gagner les cœurs des plus petits ensembles humains : sociétés diverses, clubs en tous genres et autres « amicales »… Et encore les plus précieux : la famille, l’amitié, l’amour.
J’ai commenté un texte de l’Evangile selon Marc, dans lequel Jésus guérit un lépreux. Le monde antique en fit les numéros un de l’exclusion sociale et religieuse (Marc 1, 40-42).
« Ainsi, pour nous, dont le besoin de guérir d’une lèpre physique n’est plus aussi nécessaire qu’alors, de quelle lèpre existentielle pourrions-nous être frappé aujourd’hui ? Qui pourrait bien être notre « lépreux » ? De quelle peau sera-t-il ou sera-t-elle vêtu pour se présenter à nous avec ce cri impur, impur, ou pour le dire autrement « Ignore-moi ! Déteste-moi ! Rejette-moi ! » ? Jusqu’où prendrons-nous exemple sur la volonté de Jésus d’accueillir un exclu de le ramener vers nous ? »
« L’amour est une longue patience dont l’amour est le prix », a chanté Charlotte Savary. Telle est la pureté qu’il vaut la peine de préserver, le sain (saint… ?) remède au conflit : marcher ensemble selon l’amour.

L'accueil du père admirable par Arcabas (Luc 15, 11-32)

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